lundi 5 novembre 2007

Rapport d’enquête pour la contestation de la procédure d’embauche

Par David Simard et Sacha Desautels

Nous commencerons ce texte par une défense en bonne et due forme de notre intégrité politique. Trop de gens se plaisent à nous salir simplement pour éviter le développement d’une réflexion profonde quant à savoir la véritable nature de notre engagement social et le rôle que devraient avoir les permanent-e-s dans les organisations auxquelles nous nous identifions. Notre expérience dans le milieu militant montréalais nous a démontré à maintes reprises que les failles des organisations politiques sont difficiles à aborder publiquement, compte tenu les diverses idéologies en présence et les liens d’amitié que partagent les protagonistes.

La réalisation d’une enquête objective et de qualité est justifiée. Le rapport est là pour le démontrer. La possibilité d’initier un débat entre les diverses tendances devrait représenter un élan pour à la réflexion parce que nos relations de pouvoir internes sont à l’image de cette société pourrie que nous souhaitons détruire et que cette réflexion, a priori, est la pierre angulaire de celle plus large concernant les moyens que nous devons mettre en œuvre pour lutter contre toutes les formes de domination.

Notre thèse est simple : nous affirmons que le processus a favorisé une personne, Marie-Ève Quirion, et cela représente une distorsion des modalités déterminées en assemblée générale. Cependant, notre thèse se complique lorsque l’on se rend compte que les distorsions ont altéré autant nos candidatures que celle de Marie-Ève. Concrètement, on a présenté différemment certaines qualités de Marie-Ève et celles des autres candidatures alors qu’elles étaient identiques. Nous démontrerons que la PIM ne s’est pas investie de la requête de l’assemblée générale, que des individus ont participé à cette dénaturation et que, en dernière analyse, la procédure doit être contestée et relancée.

Notre travail sur ce rapport contestataire est conforme aux principes de l’AFESH. Nous avons toujours milité dans nos assemblées générales, car l’assemblée est notre véritable amour politique, notre compagne de tous les instants, notre lien direct avec la communauté et son hypothétique émancipation. Notre engagement envers l’assemblée générale est l’expression la plus pure de notre fidélité libertaire. Lorsque nous avons éprouvé des frustrations face à elle et ses irrationalités passagères, nous nous sommes de facto réconciliés pour éviter le néant du cynisme moderne. Nous ne pouvons pas lui en vouloir pour ses fautes, car nous aussi nous accumulons les contradictions dans ce monde malade; une attaque envers elle est une autodestruction définitive. Nous voulons par ce texte vous démontrer la sincérité dans cette recherche de vérité, constamment renouvelable, et vous convaincre qu’en cas de doute, l’assemblée générale sera toujours l’instance des retrouvailles et de l’apaisement.

Nous ne nous en cachons pas : nous avons une vision absolument militante du poste de permanence politique et du rôle de l’AFESH dans la société. Nous ne resterions pas en poste si la FEUQ s’emparait de l’organisation à terme. Nous ne pourrions pas tolérer des abus de pouvoir, des mensonges éhontés, des attaques mafieuses, des fraudes, etc. Si tel était le cas, nous croyons qu’il serait tout à fait logique que l’assemblée embauche une nouvelle permanence politique en accord avec les nouvelles positions de l’AFESH. Un-e permanent-e politique doit avoir des convictions.

Ce qui nous amène à vous présenter sans délai notre conception d’une permanence politique au sein d’une association syndicale combative par opposition à la conception d’une association de service. Nous pensons que l’AFESH a besoin d’une personne qualifiée pour la lutte politique sur le terrain, polyvalente, capable de réflexion, une personne dont l’expérience au sein des organisations politiques sera un atout constant. Le rôle d’une permanence politique, c’est l’accomplissement d’un maximum de tâches logistiques qui permettra aux membres de se concentrer sur le développement de campagnes politiques d’envergure. La permanence politique doit être apte à transmettre son savoir pratique et théorique et de les adapter au contexte.

Nous considérons donc que le pouvoir représentatif de la PIM est contraire à nos principes et à ceux de l’AFESH, ainsi qu’à la pratique militante de terrain. En ce sens, la PIM n’est pas habilitée à faire l’embauche d’une permanence politique. L’exposé qui suit concernant le huis clos et la PIM en fera la démonstration. Nous adressons ce rapport aux membres réunis en AG pour qu’elle remette en question sa décision de procéder en PIM.

Les structures

Huis Clos

Un des phénomènes les plus significatifs pour étayer notre thèse, c’est la culture du secret qui entoure les processus d’embauche. Cette tradition s’est installée d’elle-même parce que l’on croit à tort que la prise de décision transparente et publique engendre davantage de conflits d’intérêts. Si tel était le cas, ne devrions-nous pas tenir secrets la candidature des député-e-s et leurs programmes avant le jour du vote? Une telle pratique ne correspond pas à la culture de l’assemblée, mais à une culture du secret présente dans les instances représentatives de l’association.

Or, la qualité d’une démocratie repose invariablement sur l’accès à l’information. Porter un jugement politique est prématuré sans obtenir au préalable des informations valides. En conséquence, une organisation démocratique doit constamment laisser transparaître son fonctionnement interne pour que puissent s’informer les membres. Il n’y a pas de meilleure manière d’éviter les conflits, les mensonges et les manœuvres disgracieuses au sein d’une association étudiante. Nous avançons que les membres ont été exclus de l’analyse du processus d’embauche à partir du moment où le comité de sélection, sans mandat, a décidé de procéder à l’analyse des candidatures à huis clos.

L’utilisation du huis clos peut parfois se justifier, s’il faut protéger la vie privée d’individu-e-s ou si une loi nous y oblige, mais l’utilisation abusive du huis clos constitue l’avènement d’une nouvelle culture d’organisation interne où un pouvoir secret s’oppose au pouvoir public de l’assemblée. La confrontation - par nature déséquilibrée - entre le pouvoir secret et le pouvoir public mène à des aberrations dans une organisation démocratique. Un groupe peut s’emparer du pouvoir secret, manipuler les membres et s’aliéner ainsi les intérêts collectifs.

C’est pourquoi nous demandons un protêt sur l’embauche tant et aussi longtemps que les informations ne seront pas disponibles au bénéfice de tous et toutes. L’assemblée aura à se questionner sur la valeur du processus de sélection.

Plénière intermodulaire

La PIM est l’instance décisionnelle entre les assemblées générales, mais en aucun cas elle ne peut s’octroyer la prédominance sur l’assemblée si contestation il y a. L’exécutif encore moins. Ce sera toujours à l’assemblée générale de résoudre les problèmes internes autrement insolubles. Nous ne citerons pas la charte puisque vous devriez la connaître.

Le problème structurel qui entrave le bon exercice de la démocratie directe et dont l’AFESH est victime actuellement trouve son origine dans la Charte de l’association. La PIM veille, en théorie, à l’exécution des décisions prises par l’assemblée générale, comme l’exécutif. Or, contrairement à l’exécutif, la PIM n’est redevable à personne. Depuis la nouvelle modification à la charte, les délégué-e-s de la PIM n’ont plus l’obligation de consulter leur assemblée modulaire avant de prendre une décision. Ils et elles n’ont plus que la vague responsabilité de représenter leur module. La PIM est devenue une stricte structure représentative. De plus, et ceci est fondamental, l’assemblée générale ne peut destituer les délégué-e-s de la PIM, car ils et elles sont élu-e-s par leur assemblée modulaire. Conclusion : les délégué-e-s de la PIM peuvent diriger l’exécutif de l’AFESH élu par l’AG et révocable en tout temps, mais l’AG n’a pas ce pouvoir contraignant sur la PIM.

On peut toujours prétendre que la PIM doit défendre les positions de l’AG, mais la structure actuelle de l’AFESH permet que la PIM constitue un contre-pouvoir face à l’assemblée et mette l’exécutif entre deux feux. Que devrait faire l’exécutif lorsqu’il y a opposition entre une décision d’assemblée et l’interprétation de celle-ci par la PIM ou, pire, si une décision de la PIM va totalement à l’encontre de l’AG, comme nous allons le démontrer?

Le processus d’embauche

Comité de sélection

Suite à une réflexion amorcée au sein du Comité exécutif, l’assemblée générale du 18 septembre a donné son aval à l’embauche d’une permanence politique en indiquant, dans l’offre d’emploi adoptée cette fois-là, la nature du poste, la description des tâches et une série d’exigences pour le-la postulant-e. C’est dans un contexte de probable campagne de grève générale illimitée à l’automne que le Conseil exécutif a jugé pertinent d’engager une personne ressource de plus, afin d’assister les militant-e-s déjà amplement débordé-e-s par toutes les tâches issues d’une telle campagne. Le temps restreint dont disposait l’association, quant à l’embauche, a poussé l’exécutif à proposer formellement à l’assemblée générale de prendre des dispositions inhabituelles. Les complications logistiques qu’aurait engendrées l’embauche d’une permanence pendant une assemblée de grève ont poussé l’assemblée à remettre les pouvoirs d’embauche qui lui sont ordinairement dévolus à la PIM.


Que certain-e-s prétendent que le libellé de la proposition ne reflétait pas la position informelle de l’assemblée et laissent entendre que l’interprétation de la proposition était claire malgré tout, en l’occurrence que c’était à la PIM de fixer les exigences qui seraient retenues pour l’entrevue, constitue selon nous une manœuvre pour refuser les décisions de l’AG. Nous allons démontrer que non seulement les critères définis par l’AG n’étaient pas suffisamment définis, mais que prétendre que ces mêmes critères pouvaient être modifiés par la PIM ne légitime pas le processus et lui enlève encore plus de crédibilité.

L’assemblée a donc voté sur la proposition qui a été déposée par écrit, seule méthode légitime. Ce n’est pas exactement cette proposition qui fut publicisée dans l’annonce de l’embauche, car il manque certains détails. Ce sera à l’assemblée de déterminer si les mandataires de cette proposition l’ont interprétée correctement. Voici la proposition :

1. Que le processus d’embauche soit déclenché et que les modalités d’embauche soient élaborées lors de la prochaine PIM.

2. Que les tâches soient les suivantes :

- Assurer un service aux membres lorsque la permanence de l’association s’absente. (Accueil, réception, information, courrier, impression de documents, etc.)

- Classement de documents, entretient général des archives politiques.

- Voir à la mise à jour des documents politiques sur le site Internet.

- Appuyer la permanence et l’exécutif dans la création graphique de matériel (affiches, pamphlet, journaux, tracts).

- Assurer la formation historique et politique des membres de l’exécutif.

- Assurer un soutien à la réalisation des activités de l’employeur.

- Tenir une revue de presse sur les enjeux en éducation et les différents sujets d’intérêt pour l’association.

- Effectuer de la recherche de documentation et produire des analyses sur divers enjeux.

- Assister le conseil exécutif dans l’exercice de ses mandats (faire des démarches administratives auprès de l’UQAM ou des gouvernements, préparer les instances, travailler à la production des publications de l’association, participer, au besoin, aux réunions du conseil exécutif, etc.).

3. Que les exigences soient les suivantes :

- Expérience de travail ou de militantisme en lien avec le poste.

- Bonne connaissance de l’UQAM et du mouvement étudiant québécois.

- Capacité d’adaptation et à travailler sous pression.

- Capacité d’organisation et aptitude à établir les priorités.

- Entregent et habiletés en communication interpersonnelle.

- Aptitude à travailler en équipe.

- Autonomie.

- Habilités en recherche.

- Connaissance de base des logiciels informatiques courants.

- Connaissance des logiciels QuarkXPress.

- Connaissance générale en informatique et en mise en ligne internet.

Une fois réunie, la PIM a décidé de former un comité de sélection composée de deux membres de la PIM et une membre du Conseil exécutif. L’exécutif avait préalablement choisi la personne qui serait chargée de représenter le Conseil exécutif au sein du Comité de sélection : Rémi Daigle. La PIM a donc élut Rémi Daigle, David Clos-Sasseville et Julie Larivière.

Composition

Rémi Daigle, étudiant au bac en géographie, est membre du Conseil exécutif au poste de Secrétaire l’interne élu en AG. Comme une bonne partie de l’exécutif, il considère que David Simard est le candidat qui répond le mieux aux critères déterminés en AG. Il connaît bien David Simard.

David Clos-Sasseville, étudiant à la maîtrise en histoire, est un ancien membre du Conseil exécutif au poste d’interne pendant un an. Il est actuellement délégué à la PIM et élu, par la PIM, au poste de coordonnateur de la PIM. Il siège, entre autres, sur le comité des assurances et sur le CAF. Il connaît bien Marie-Ève Quirion.

Julie Larivière, étudiante au bac en travail social, est déléguée à la PIM pour son module. Elle est considérée comme neutre par la PIM.

Grille d’évaluation

Le comité de sélection a commencé par décider d’une grille d’évaluation des entrevues. En fait, il a repris une grille qui a déjà été utilisée pour l’embauche des employé-e-s d’été et qui a été construite par Annie-Claude Dalcourt. Annie-Claude est une ancienne membre de l’exécutif de l’AFESH et amie de David Clos-Sasseville. Elle est aussi une habituée de la PIM.

La grille d’évaluation n’est pas adaptée pour l’embauche d’une permanence politique et aux exigences déterminées en AG. La grille originale comprend seulement 5 thèmes d’évaluation alors que les exigences déterminées en assemblée comptent 12 exigences en plus de l’orientation politique à évaluer. Le Comité de sélection modifie un seul des thèmes pour évaluer l’orientation politique des candidat-e-s et en élabore les questions.

Les deux exigences concernant les relations interpersonnelles sont évaluées (Entregent, amabilité et habilités en communication interpersonnelle – Aptitude à travailler en équipe), ce qui représente la moitié des quatre compétences évaluées si on exclut l’évaluation de l’orientation politique. Il s’agit clairement d’une forme de distorsion dans l’évaluation qui peut être interprétée comme une discrimination si on cherchait à exclure au départ les candidatures compétentes, mais dont on cherche à faire ressortir des faiblesses en relation interpersonnelle ou si, au contraire, on cherchait à favoriser une candidature incompétente, mais dont on cherche à faire ressortir ses forces interpersonnelles.

On évalue la qualité du français entre autre avec une dictée à partir d’un texte de Bakounine. Bien que la qualité du français soit pertinente lorsqu’il est question de rédiger très rapidement un communiqué de presse sans pouvoir passer par un correcteur informatique, on aurait pu faire rédiger un communiqué de presse ou un argumentaire sur un thème politique. Une autre formule aurait permis d’évaluer d’autres exigences en lien avec le poste. Peu importe la qualité de l’évaluation, donner une priorité à cette exigence est relativement peu pertinente dans le cadre de la permanence politique.

Le dernier critère d’évaluation (Capacité d’adaptation et débrouillardise) semble être une tentative d’évaluation de trois exigences en même temps (Autonomie, Capacité d’adaptation et à travailler sous pression, Capacité d’organisation du travail et aptitude à établir les priorités) avec une seule question pour le moins facile et sans aucun lien avec le caractère politique du poste :

« Durant l’été, il vous est impossible de contacter les membres de l’exécutif, votre équipement informatique tombe en panne et vos documents, essentiels à votre travail, s’y trouvent. Que faire? »

Il est tout à fait exagéré de prétendre que répondre à cette question permet d’évaluer autre chose que l’autonomie. La ou le candidat-e-s a simplement à répondre être capable d’agir de son propre chef pour entreprendre une autre tâche. S’attendre à autre chose, c’est exagérer grandement le potentiel de la question.

La grille finale se démarque par des absences dans l’évaluation de compétences pourtant essentielles au poste de permanence politique dans une optique militante (Expérience de travail ou de militantisme en lien avec le poste, Bonne connaissance de l’UQAM et du mouvement étudiant québécois, Capacité d’adaptation et à travailler sous pression, Capacité d’organisation du travail et aptitude à établir des priorités). Ne pas évaluer ces compétences défavorise les candidatures qui correspondent le mieux au poste de permanence politique dans une optique militante. Engager une candidature sans évaluer ces exigences peut causer une situation loufoque où la permanence politique à moins de compétence politique que la permanence généraliste actuelle.

On remarque aussi que les trois exigences informatiques (Connaissance de base des logiciels informatiques courants, Connaissance des logiciels QuarkXPress et Photoshop, Connaissance générale en informatique et en mise en ligne sur Internet) sont totalement absentes de la grille d’évaluation.

Enfin, l’exigence « Habilités en recherche » n’est pas évaluée.

Puisque ce sont les candidatures qui ont obtenu la meilleure note qui ont été sélectionnées pour être présentées en PIM, il apparaît de graves lacunes dans l’évaluation. L’essentiel de la discrimination repose sur ces lacunes. En effet, lorsque dans un processus de sélection, les meilleures candidatures sont écartées au profit des moins compétentes, il faut conclure à la discrimination. Dans le cas actuel, la discrimination s’est effectuée par une sélection biaisée des exigences et par leur évaluation dans certains cas peu en lien avec l’orientation militante de l’association.

Étant donné la nature perméable des huis clos, il est pertinent de se demander si les candidat-e-s proches de certains membres du comité de sélection aurait pu obtenir les questions avant les entrevues. C’est pour cette raison que la composition du Comité de sélection est importante pour diminuer au maximum les risques de conflit d’intérêts.

Selon Rémi Daigle, les trois membres du Comité de sélection ont conclu, après les entrevues, que la grille d’évaluation était incomplète. Il est certain que la culture du secret supporté par David Clos-Sasseville à l’intérieur du comité avait empêché les membres du comité de procéder à une consultation sur la qualité de la grille.

Compte tenu les distorsions entre la grille d’évaluation et la résolution de l’AG. Compte tenu de la présence sur le comité de David Clos-Sasseville qui, comme nous le verrons plus loin, remettait en question le mandat de l’assemblée concernant les exigences et l’orientation politique de l’association en plus d’être connu pour ses préjugés envers David Simard, Rémi Daigle avait alors songé à démissionner du comité, mais l’exécutif de l’AFESH lui a demandé de rester en poste.

En tant que candidats au poste de permanence politique, l’expérience que nous venons de vivre est certainement frustrante, mais elle ne l’est pas simplement parce que nous n’avons pas été embauchés. Nous avons élaboré nos critiques bien avant la décision de la PIM. L’entrevue a laquelle nous avons participé nous a confronté à une série de questions que nous n’estimons pas suffisante pour évaluer les candidatures. Même s’il est vrai que le Comité de sélection n’a pas fait son travail correctement, l’assemblée aurait dû aussi adopter des cadres plus clairs, surtout en ce qui a trait aux exigences prioritaires et à l’orientation politique voulue pour la permanence.

Finalement, pour clore cette section du rapport sur la grille d’évaluation, nous devons entrer dans les détails d’une approche du poste de permanence qui a été défendue par David Clos-Sasseville dans ses communications écrites à l’intérieur du Comité de sélection, une position qui est aussi défendue dans l’association par d’autres membres qui sont aussi délégué-e-s de la PIM. C’est l’orientation du poste de permanence politique en faveur du militantisme politique qui est en cause. Les opinions de la part de David Clos-Sasseville méritent qu’on lui accorde une attention particulière, car elle va éclairer grandement les divergences qui existent actuellement au sein de l’association et qui se sont reflétées dans le Comité de sélection. Pour ce faire, nous allons analyser les communications écrites qui ont eu lieu entre David Clos-Sasseville et Rémi Daigle au sein du comité de sélection.

Conflit au sein du comité de sélection

Pour faire suite aux entrevues, Rémi Daigle envoie un message aux autres membres du Comité de sélection. Voici quelques passages importants (les passages entre parenthèses sont de nous) :

« Tout d’abord, quelques constats. En ce moment, trois candidatures ressortent du lot, trois individus complètement aptes et capables d’occuper à notre satisfaction le poste ouvert selon les attentes affichées (nous ne sommes pas d’accord avec cette affirmation). De ces trois personnes, l’une se distingue par une approche plus universitaire, académique et institutionnelle, par une expérience marquée dans la recherche, la réflexion et la construction d’argumentaires (il parle de Marie-Ève Quirion). Un second candidat se distingue pour sa part par son implication dans des groupes d’action politique souvent rattachés ou issus du mouvement étudiant, par son expérience de travail comme infographe, comme communicateur et comme travailleur de terrain (il parle de David Simard) »

« […] je vous demande de m’autoriser à demander au Conseil exécutif de spécifier quels sont les besoins et les compétences à prioriser pour l’embauche […] »

David Clos-Sasseville répond au message, mais critique l’approche de Rémi, car il ne croit pas qu’il ait le droit de représenter lors de la PIM les positions de l’exécutif qu’il accuse d’avoir manipulé l’assemblée (les parenthèses ne sont pas de nous) :

« Historiquement, la PIM laisse l’exécutif présenter les points, mais plusieurs incidents ont forcé la PIM à tenir une ligne ferme face à l’exécutif qui prenait trop de place […] »

« […] des soupçons planent sur la production de l’offre d’emploi qui aurait été faite en fonction d’une des candidatures en particulier […] D’envisager l’embauche d’une personne avant même que l’offre d’emploi soit lancée c’est déjà limite surtout quand on soupçonne que la définition de tâches amener en Assemblée Générale par l’exécutif (qui n’a pas le droit de faire des propositions, selon la charte, mais qui s’arrange pour les faire passer par des individus en soulignant qu’ils en ont discutés en réunion) est faite sur mesure pour un candidat. »

D’abord en se fourvoyant sur le pouvoir des membres de l’exécutif en AG, car les membres de l’exécutif, en tant que membres de l’association et de l’assemblée où toutes et tous sont libres, égales et solidaires, peuvent et doivent, selon la charte, faire des rapports et des propositions, David Clos-Sasseville remet aussi en question la légitimité du mandat que l’assemblée a donné à la PIM en refusant que la position de l’exécutif, qui est celle de l’assemblée, soit défendue devant la PIM. Voilà donc une preuve flagrante d’un membre qui, au lieu de demander à l’assemblée de revenir sur sa décision, demande aux autres instances de l’AFESH de ne pas tenir compte de la souveraineté de l’assemblée.

Ce qui l’incrimine encore une fois, au plus haut point, c’est qu’il affirme qu’une des candidatures, il parle ici de David Simard, est faite « sur mesure » pour le poste. S’il s’oppose à cette candidature, c’est encore en se fourvoyant sur les droits de l’exécutif. En effet, l’exécutif ne contrevient à aucune règle ou à la démocratie en envisageant l’embauche de David Simard s’il considère qu’il conviendrait parfaitement aux besoins de l’association. Si l’exécutif avait manœuvré sans l’accord de l’assemblée et sans ouvrir le poste au public par le biais d’un comité de sélection et d’entrevues, alors là on aurait pu l’accuser de favoritisme, mais ce n’est pas le cas. Tout ceci prouve qu’il n’y a pas eu d’application d’une candidature qui pouvait rivaliser avec les compétences de David Simard et qu’il fallait, pour l’écarter, inventer quelque chose pour ne pas respecter les décisions de l’assemblée

Ce que va inventer David Clos-Sasseville constitue la seconde œuvre de distorsion du processus. Il exprime la chose ainsi :

« Ce qui distingue les deux candidatures retenues par Rémi dans sa lettre, c’est une approche militante du poste ou une approche de service au membre du poste. Oui, les deux candidatures proviennent du milieu étudiant, mais la distinction claire qui est ressortie de l’entrevue c’est l’approche du poste […] »

Selon Rémi Daigle, l’approche de toutes les candidatures fut la même durant les entrevues. Pourtant, selon Marie-Ève Quirion, qui s’est exprimée sur le sujet lors de sa première réunion avec l’exécutif suivant son embauche, l’approche de service vs militante serait déterminée par la question de l’entrevue qui devait évaluer l’Entregent, amabilité et habilités en communication interpersonnelle et à laquelle, selon elle, les candidat-e-s auraient répondu-e-s différemment. Cette question la voici :

« Le représentant du Comité pour la désaffiliation de l’AFESH à l’ASSÉ vous rencontre afin de savoir qu’elle est la meilleure marche à suivre pour assurer une désaffiliation prompte et efficace. Comment abordez-vous la question? »

Toutes les candidatures ont répondu invariablement de la même manière, dans le sens qu’elles ont rendu service au membre en question en lui expliquant le fonctionnement de l’AFESH sur la désaffiliation. Il semblerait que Marie-Ève Quirion ait été mal informée

Quoi qu’il en soit, prétendre que les autres candidatures ont répondu d’une autre manière à la question, par exemple en refusant de donner l’information au membre en question, c’est participer à une distorsion des compétences des candidatures et peut s’apparenter à de la diffamation. Selon Rémi Daigle, la seule petite chose qui distinguait David Simard c’est qu’il a cherché à en savoir plus sur les raisons qui ont poussé ce membre anti-ASSÉ à s’opposer à l’ASSÉ? Est-ce que c’est ça une approche militante? Faire de la politique militante? Poser des questions au membre sur sa plainte? Défendre le discours de l’AFESH? Faire de la formation historique et politique? Est-ce pour cette raison que David Clos-Sasseville a fait caler David Simard en lui donnant la note de 2/5 : Faible, le candidat répond à peu des aspects évalués, affiche quelques graves lacunes et éprouve des problèmes

Diffamation dans le Comité de sélection

Lorsque le Comité de sélection s’est penché à savoir quelles candidatures devaient être retenues et ensuite présentées à la PIM, David Clos-Sasseville a voulu donner quelques informations au sujet de David Simard, lesquelles s’avéraient diffamatoires :

1) Il a prétendu que le travail de graphiste de David Simard pour l’agenda 2007-2008 de l’AFESH (très populaire auprès des membres, comme l’a été son design du site Internet) n’était pas satisfaisant selon le Conseil exécutif. Rémi, un peu surpris, étant lui-même sur le Conseil exécutif et n’ayant jamais eu connaissance de telles critiques, lui a demandé qui sur l’exécutif prétendait une chose pareille. Réponse de David Clos-Sasseville avec l’air de quelqu’un qui cherche des noms: Annie-Claude Dalcourt, qui n’était plus sur le Conseil exécutif lorsqu’elle a vu le produit fini, et Alexandre Leduc, actuel secrétaire à la coordination;

2) Il a aussi accusé David Simard d’être un pirate informatique;

3) Il a soutenu que David Simard avait intimidé les membres du Conseil exécutif de l’AFESH en 2006 suite à une décision défavorable à son égard.

Cette mauvaise attitude envers David Simard démontre que David Clos-Sasseville n’était pas neutre et qu’il a très bien pu noter David Simard en fonction de ses préjugés, et non en fonction de sa performance à l’entrevue. Avec de telles calomnies, il est fortement probable que David Clos-Sasseville ait influé sur le jugement des autres membres du Comité de sélection.

David Clos-Sasseville n’est pas à sa première expérience de favoritisme. Dans sa première lettre adressée aux membres du Comité de sélection au sujet des différentes conceptions en présence pour l’embauche, David Clos-Sasseville nous dit que sa position, contraire à celle de Rémi, est le résultat de son expérience des processus d’embauche à l’AFESH. David Clos-Sasseville a effectivement participé à quelques comités d’embauche dans le passé. Faire la promotion de son expérience, c’est valable seulement si notre réputation pour ce genre de travail est crédible. Autrement, cela constitue un argument d’autorité. Il nous apparaît donc important de souligner, à la lumière de notre rapport, sa participation à l’embauche du webmestre pendant l’été 2006.

2006 : Le Comité de sélection a publié une offre d’emploi et rencontré par la suite les différent-e-s candidat-e-s. La personne qui a été retenue suite aux entretiens de sélection était un ami de David Clos-Sasseville, Nicola Rodriguez. Notons que Jérôme Charaoui, le créateur du site Internet de l’ASSÉ, a été rejeté pour des motifs questionnables et cela, malgré son expérience professionnelle, militante et sa motivation pour le contrat.

Aujourd’hui, le site de Nicola n’est plus en ligne parce qu’il était source de nombreuses critiques. Le site était esthétiquement moyen, voire laid. De plus, Nicola n’a jamais écrit un cahier de procédures pour rendre la mise à jour du site facile pour les membres de l’AFESH. Un an après la fin du contrat, les membres du Conseil exécutif ont décidé de reprendre le travail du début puisque le site ne répondait pas aux besoins de l’association.

Pour conclure cette section, nous observons que David Clos-Sasseville multiplie les postes de pouvoir au sein de l’association. Nous sommes en droit de nous demander s’il est éthiquement correct d’être à la fois délégué de la PIM, coordonnateur de la PIM et membre du Comité de sélection.

L’orientation militante et la PIM

Les conflits à l’intérieur du Comité de sélection reflètent selon nous les conflits à l’intérieur de l’association entre les différentes tendances idéologiques et entre les instances de l’association. La PIM est connue pour être plus modérée que l’exécutif, et l’assemblée pour son radicalisme relatif par rapport aux autres instances de l’association. Les membres plus modéré-e-s, expression qui inclue les progressistes modéré-e-s, les neutres, les anti-progressistes modéré-e-s ou radicaux (les réactionnaires) se retrouvent généralement en minorité dans l’assemblée générale, c’est la raison pour laquelle l’AFESH a des positions si progressistes comme, par exemple, la gratuité scolaire. Cependant, la PIM, qui doit veiller à ce que le Conseil exécutif respecte les mandats de l’assemblée, est composée d’une plus forte proportion de modéré-e-s.

Dans ce contexte, nous nous demandons comment la PIM peut faire respecter les mandats de l’assemblée si celle-ci n’est pas sur la même longueur d’onde que l’assemblée. Particulièrement en ce qui a trait à l’embauche d’une permanence politique.

Notre enquête nous a permis de découvrir certains détails que nous considérons comme importants dans la relation entre les modéré-e-s de l’assemblée et les membres de la PIM. Par exemple, prenons le cas de Joanie Bolduc, déléguée d’études avancées de science des religions à la PIM, qui était présente lors de l’assemblée du 18 septembre. Cette membre a proposé un amendement à l’assemblée pour que l’on retire le terme « politique » de la tâche de formation du poste de permanence politique. Cet amendement a été battu. Par conséquent, nous mettons en doute l’orientation politique démocratique de la PIM justement à cause de la présence au sein de ses délégué-e-s de membres qui représentent des positions minoritaires au sein de l’assemblée. Le phénomène est aggravé par le fait que les délégué-e-s ne consulte pas vraiment les étudiant-e-s de leur module avant d’orienter leur vote.

Notre thèse qui a été décrite plus haut dans la section sur le thème de la PIM et qui prétend que la PIM a été à l’encontre des décisions de l’assemblée repose sur l’idée que la PIM ne partage pas la même orientation politique que l’assemblée. Par conséquent, elle n’a pas pu bien répondre du mandat que lui avait donné l’assemblée, surtout si des membres de la PIM ne souhaitaient pas l’embauche de candidatures reconnues sur le terrain pour leur militantisme politique de longue date.

Les délégué-e-s de la PIM sont certainement très intègres face à leur propre orientation morale ou politique. Il ne sert à rien que la PIM s’auto-félicite du travail qu’elle a fait et mandate des émissaires pour la défendre lorsque sa crédibilité sera remise en question en assemblée, comme elle a décidé de le faire lorsqu’elle a pris connaissance de la contestation de sa décision d’embauche. Elle devra plutôt défendre son orientation politique et expliquer pourquoi elle a favorisé une approche de service au lieu d’une approche militante dans l’embauche.

En effet, plusieurs témoignages concordent sur ce qui a donné sens à l’embauche de Marie-Ève Quirion au détriment des autres candidatures. Lors de la réunion de la PIM, avant même l’adoption du huis clos, David Clos-Sasseville a donné son interprétation de ce qui différenciait Marie-Ève Quirion des autres candidatures : une approche plus de service que militante.

La PIM a bien sûr été influencée par une évaluation biaisée des candidatures, mais aussi, nous l’affirmons, par une dynamique d’opposition entre elle et l’exécutif. La PIM est hostile au pouvoir de l’exécutif de l’AFESH et à ce qu’il représente, c’est-à-dire une instance représentative qui rivalise la PIM sur le terrain de la représentativité, car selon David Clos-Sasseville :

« Elle assure, comme instance intermédiaire, une meilleure consultation puisqu’elle touche un public plus large que l’exécutif. Les membres de la PIM sont loin de tous venir du milieu militant […] »

« L’autre dimension du problème, tous les candidat-e-s proviennent d’un milieu petit et restreint, le monde militant, l’exécutif aussi et ce dans sa totalité. »

Évidemment, nous, les auteurs de ce rapport, sommes opposés à cette vision. Nous croyons davantage que c’est la PIM qui est issue d’un milieu restreint. L’exécutif représente l’assemblée générale représentante de l’ensemble des membres. La PIM, dont il manque toujours des délégué-e-s de modules ne représente jamais la totalité des membres. Notons au passage que la PIM est depuis récemment bien garnie en délégué-e-s des études avancées, milieu petit et restreint dont Marie-Ève Quirion est issue.[1] De plus, contrairement à l’exécutif, les délégué-e-s ne reçoivent pratiquement jamais de mandat de leur assemblée modulaire.

Le déroulement de la PIM qui a procédé à l’embauche en dit long sur les conflits d’intérêts en présence dans ce processus. Marianne Di Croce, élue animatrice de cette PIM, amie de David Clos-Sasseville et de Marie-Ève Quirion, peut avoir joué un rôle puisqu’elle « appliquait la procédure avec rigidité; selon moi abusivement » (selon Rémi Daigle) envers le droit de parole de l’exécutif même si la PIM a donné droit de parole à l’exécutif durant toute la réunion. En effet, durant la période de questions de la PIM à l’endroit du Comité de sélection, elle a refusé le droit de parole de l’exécutif. En général, le climat était hostile à l’exécutif.

On constate aussi que peu de temps d’analyse et de réflexion a été donné aux déléguées avec une plénière de seulement 15 minutes. Ce n’est certes pas de cette manière qu’on a pu évaluer correctement toutes les exigences qui n’avaient pas été évaluées durant l’entrevue. En dernière analyse, on ne peut se contenter de l’aspect visuel d’un c.v.

Conclusion

À la lumière de toutes les informations compilées dans ce rapport, la preuve est faites. Nous constatons qu’il y a eu double distorsion. D’abord à travers le comité de sélection et sa grille d’évaluation, puis dans la présentation faite en PIM sur la question de l’orientation militante. Ces distorsions représentent des actes de discrimination, voire de diffamation en ce qui concerne la question de l’orientation militante. À ces discriminations, ajoutons les actes de pure diffamation au sein du Comité de sélection.

Par conséquent, la PIM n’a pu respecter les mandats de l’assemblée. La dénaturation du mandat de l’assemblée est telle que la preuve conclue à une opposition entre la décision de l’assemblée et celle de la PIM sur les motifs d’ordre politique et spécifiquement sur des exigences nécessaires au poste de permanence politique.

Nous, les auteurs de ce rapport, voulons réaffirmer notre attachement à la nature démocratique directe de l’AFESH. Nous refusons de déposer une plainte formelle et légale contre l’AFESH, si on permet à la démocratie de l’assemblée d’être saisie correctement du dossier.

Nous ne disons pas ici que Marie-Ève Quirion est incompétente, mais nous ne disons pas non plus qu’elle soit « complètement apte ». Nous croyons qu’un processus de sélection plus honnête aurait pu mieux déterminer quelle candidature répond le mieux aux exigences formulées par l’assemblée. Nous croyons cependant que nous avons été lésés dans l’évaluation et qu’un nouveau processus plus intègre ira dans le sens de notre thèse.

Pour ne pas nuire aux luttes politiques actuelles qui doivent accaparer toute l’énergie militante de l’association, nous voulons attendre que l’association stabilise sa stratégie politique de cet automne et de l’année scolaire avant de mettre des énergies sur le dossier de l’embauche de la permanence politique qui, rappelons-nous, devait aider l’association.

Nous nous rangeons donc du côté de celles et ceux qui veulent attendre après la prochaine assemblée de grève. Cela permettra aux membres de mieux s’informer sur le dossier de l’embauche et de prendre le recul nécessaire pour analyser les arguments en présence au lieu de se laisser aller à des passions qui peuvent avoir pour effet d’occulter la réalité. Cela nous permettra aussi de faire des recherches complémentaires pour les ajouter en annexe de ce rapport.

Nous espérons que la PIM saura respecter sa véritable nature de plénière consultative entre les modules et cessera sa dynamique de confrontation avec l’exécutif. Il en va du respect des principes démocratiques de l’association.



[1] Voir annexe concernant les statistiques de présence en PIM des différentes délégations. Nous rajouterons cette annexe au rapport sous peu.

Une autre perspective sur l'embauche

Par David Clos-Sasseville, membre du Comité de sélection

Après lecture du « rapport d’enquête » rédigé par David Simard et Sacha Desautels, il me semble nécessaire de donner ma perspective des choses, étant donné le nombre impressionnant de fois où mon nom est cité. Mais avant tout, il me semble nécessaire de souligner, que le document qui fut envoyé relève plus de la plainte que du rapport d’enquête. En effet, normalement un rapport d’enquête est effectué par un tiers parti qui n’est pas mis en cause dans le dossier et les personnes responsables de l’enquête interrogent tous les protagonistes, pas seulement ceux qui leurs sont proches, ce qui n’est pas le cas ici. Malgré tout, je prend acte de ce qui a été écrit et me permet d’y répondre.

Sur la composition du comité et ma présence dans celui-ci

Tout d’abord, remettons un peu d’ordre sur ce qui est dit sur mes implications à l’AFESH. J’ai été interne pendant un an et demi c’est-à-dire le temps de deux mandats, contrairement à ce qui a été affirmé. J’ai été élu en assemblée générale pour la première fois à l’hiver 2006, sur le même exécutif que Geneviève Gariépy, Estelle Grandbois-Bernard, Alexandre Leduc et Fanny Theurillat-Cloutier. Le second mandat débute en avril 2006 pour se terminer en avril 2007. Sur le second exécutif, se trouvait Annie-Claude Dalcourt, Geneviève Gariépy, Étienne Guérette, Alexandre Leduc, Philippe Marchand, Christian Pépin, Anne Thibault-Bellerose, Raphaël Turbide et Myriam Villeneuve. Pendant mon premier mandat, la problématique des assurances est survenue, les autres membres de l’exécutif étant débordéEs, ils et elles ont décidéEs de me mettre sur le dossier. Grâce à une bonne coopération des déléguéEs de la Plénière Inter-Modulaire (PIM), nous avons pu rétablir la situation et éliminer les vices de procédures de la première AG dans la seconde. C’est aussi pour cette raison qu’en octobre 2006 j’ai été délégué par l’exécutif d’alors sur le comité des assurances.

Ayant décidé de ne pas me représenter sur l’exécutif pour un troisième mandat pour l’année 2007-2008, j’ai réduit mon implication en me présentant sur le Conseil Académique de la Faculté des sciences humaines (CAF). Toutefois, n’ayant pas d’interne durant l’été, l’exécutif de l’AFESH a pensé créer un poste de coordonnateur de la PIM. Au départ ce poste visait strictement à aider l’exécutif à organiser les PIM lorsqu’ils et elles seraient débordéEs pendant la grève. En septembre, Rémi Daigle fut élu au poste d’interne, j’ai donc demandé s’il était toujours pertinent de créer ce poste, l’exécutif l’a tout de même proposé à la PIM, dans le but de soutenir l’interne pendant la préparation et la grève. C’est sous la suggestion de l’exécutif que je fus élu sur ce poste. Il est à mentionner que le coordonnateur de PIM n’a pas de vote, pas de siège, pas de droit de proposition, il s’agit donc strictement d’une aide sans pouvoir effectif.

Pour ce qui est du fait que je sois délégué à la PIM pour les étudiantEs d’histoire Cycle supérieur, c’est en Assemblée Générale de l’Association Étudiante des Cycles Supérieurs en Histoire (AECSH) de septembre que j’ai été élu. Ayant participer à une refonte de la Charte de l’AECSH afin que l’AG y soi souveraine et de changer le conseil d’administration en conseil exécutif en réduisant ainsi ses pouvoirs au profits des membres. Les anciens et anciennes exécutantEs de l’AECSH démissionnant à l’automne 2007 il fallait une relève et devant le peu de personnes à se présenter j’ai décidé de participer et ainsi d’aider à mettre en place les nouvelles dispositions de la charte que j’avais aidé à écrire.

Finalement, le comité d’embauche faisant l’objet de la plainte. La création du comité d’embauche eut lieu lors d’une PIM en septembre. Lors de la proposition quant à la formation du comité, seul Julie Larivière, de la PIM, s’est proposée suivie de Rémi Daigle que la PIM a nommé sur recommandation de l’exécutif. Alexandre Leduc m’a demandé si je voulais en faire parti, ce que j’ai d’abord refusé. Par la suite Alexandre Leduc, devant le manque de volontaire, a tout de même proposé mon nom, ce que la PIM a accepté sous condition de mon élection à l’AECSH. Je n’avais donc pas prévu de me présenter sur ce comité. Je n’ai donc pas, comme le sous-entendent les plaignants, accumulé sciemment les postes de pouvoirs pour des fins diaboliques.

La grille d’entrevue

C’est au fur et à mesure du déroulement des entrevues que nous avons constaté les lacunes de la grille d’évaluation des entrevues. C’est-à-dire qu’il manquait effectivement des questions sur l’expérience de travail en milieu militant et dans les instances étudiantes. Toutefois, le comité (composé de moi-même, Julie Larivière et Rémi Daigle) considérait que ces questions trouvaient leurs réponses en bonne partie grâce aux curriculum vitae. Soyons clairs, toutes les candidatures retenues en entrevue avaient bien conscience de la teneur du poste et ont énuméré leurs implications militantes. Les trois candidatures retenues avaient toutes une longue liste d’implications dont une bonne partie à l’ASSÉ.

La grille d’évaluation a été élaborée le vendredi 12 octobre, les entrevues ayant lieu le lundi suivant (15 octobre). Nous avons repris la grille utilisée lors des embauches de l’AFESH cet été; elle avait été réalisée par le comité d’alors dont faisait partie Annie-Claude Dalcourt. Les membres du comité ont donc décidé, d’un commun accord, de changer les questions. Sur l’élaboration des questions, une majorité de celles-ci proviennent de Rémi Daigle qui insistait sur le caractère catastrophique de ces dernières afin de bien voir les réactions des candidatEs. La grille se terminait par une dictée proposée par Rémi Daigle. Ce dernier, faisant appel à son expérience d’entrevue d’embauche au Cégep François-Xavier-Garneau, affirmait qu’il était nécessaire de contrôler la qualité du français des candidatures par une dictée. Quant aux questions portant sur les relations interpersonnelles, il nous apparaissait important, au moment de l’élaboration de la grille, qu’une personne ayant à travailler avec les membres au jour le jour, que ce soit pour répondre à des questions ou encore gérer les adhésions à l’AFESH ou à son régime d’assurance, démontre de bonnes capacités à interagir avec les gens. Le commentaire sur la question portant sur l’autonomie - « Durant l’été, il vous est impossible de contacter les membres de l’exécutif, votre équipement informatique tombe en panne et vos documents, essentiels à votre travail, s’y trouvent. Que faire? » - est lui aussi plus ou moins fondé. Il est vrai que toutes les candidatures ont répondues qu’elles agiraient de leurs propres chefs, toutefois les réponses étaient variables dans l’ingéniosité et dans les moyens envisagés. À ce point les candidatEs pouvaient expliquer leur moyens d’opérer et comment ils ou elles prévoyaient ce genre d’accident.

Une fois terminée la grille fut laissé dans un dossier de l’ordinateur de l’AFESH pendant toute la fin de semaine, accessible seulement aux membres de l’exécutif et à la permanence, il n’y pas eu de huis clos à ce moment du processus contrairement à ce qui est affirmé. Laisser sous-entendre, sans preuves, que la grille à été remise à certaines candidatures relève de l’artifice rhétorique visant à discréditer le processus et les membres du comité.

Comité et conflit

Il est fait mention, dans la plainte, d’un conflit à l’intérieur du comité. Par contre le conflit n’est pas du tout remis en contexte. Les plaignants utilisent d’ailleurs des courriels privés, envoyés à Rémi Daigle et Julie Larivière, comme s’il s’agissait de textes à caractère public, ce qui est faux, surtout sans préciser le contexte d’écriture. De plus, sans le mentionner, les plaignants laissent sous-entendre que ces conflits auraient été ramenés à la PIM, ce qui est également faux. Il y a effectivement eu conflit entre moi et Rémi Daigle au sein du comité, ce conflit était surtout basé sur le fait que Rémi Daigle revendiquait un droit de vote de l’exécutif, tout au long des conversation le jour des entrevues mais aussi dans ses courriels. Hors, l’exécutif n’a aucun droit de vote en PIM, surtout si le mandat est remis par l’Assemblée Générale à la PIM. Pour remettre à la PIM les résultats des entrevues, nous avons décidéEs à majorité de mettre un Huis Clos sur le déroulement de la journée, et ce jusqu’au jour de la PIM, le mercredi suivant (à partir de ce moment le huis clos serait tombé).

Le lundi soir, Rémi Daigle a envoyé un courriel aux membres du comité, nous demandant de revenir sur notre décision. Malheureusement, ce courriel m’a irrité et ma réponse qui, je le rappel, était destinée seulement aux membres du comité, a pris un ton d’irritation. Le seul fait de vouloir remettre en question une décision, qui avait fait l’objet de débats (suivi d’un vote), peut être plutôt fâchant, surtout lorsque cela est fait par courriels. Dans le courriel de Rémi Daigle, cité par les plaignants, on parle de sa vision de ce qui distinguait la candidature de David Simard de celle de Marie-Ève Quirion, hors cette vision avait déjà été discutée lors de cette journée et sur les points Implication militante et dans des groupes étudiants, l’aspect communication et le travail de terrain, accordé seulement à David Simard par Rémi Daigle, Julie Larivière avait fait clairement remarqué à Rémi qu’elle pouvait très bien voir ces même critères dans le curriculum vitae de Marie-Ève Quirion.

Dans la section, consacrée au comité, les plaignants font référence à la question suivante : « Le représentant du Comité pour la désaffiliation de l’AFESH à l’ASSÉ vous rencontre afin de savoir qu’elle est la meilleure marche à suivre pour assurer une désaffiliation prompte et efficace. Comment abordez-vous la question? ». Selon eux, Marie-Ève aurait affirmé qu’il s’agissait d’une question déterminante dans l’embauche, ils vont jusqu’à avancer que la note donné à David Simard, par moi aurait été de 2/5. Tout d’abord, cette question n’a pas été plus déterminante qu’une autre. Ce qu’il faut savoir, c’est que pour la notation finale, les membres du comité devaient être tous et toutes d’accord. Par exemple, s’il y avait un écart entre ma note et celle donnée par Rémi Daigle, Julie Larivière tranchait, de cette façon les notes étaient le résultat du comité et non d’une seule et unique personne. Pour cette question en particulier, en dépit de ce qu’affirme les plaignants -et ce sans sources d’ailleurs-, j’ai donné à David Simard 3,5/5 ce qui est loin du 2/5 indiqué dans la plainte. Ce qui donne pour la section un totale de 4/5 pour David Simard, ce qui représente la meilleure note généralement attribuée par le comité, ce qui a été mentionné lors de la PIM d’embauche au bénéfice de Dave Simard.

On constate donc que les propos tenu dans les courriels personnels cités par les plaignants n’ont jamais servis à alimenter les débats en PIM. De plus, le fait que j’aurais « calé » David Simard sur la question mentionnée est une pure invention, peut-être dû à un manque d’information.

Ce qui a été mentionné dans le comité

À la toute fin des entrevues, j’ai effectivement soulevé des questions quant à l’embauche de David Simard. La manière dont elles sont décrites dans la plainte n’est pas tout à fait exacte. Toutefois, il s’agit d’interrogations soulevées seulement devant les membres du comité, qui n’ont pas de vote en PIM. Considérant qu’il s’agissait d’allégations, j’ai crû bon de ne pas mentionner le tout en PIM. Donc rien de tout cela n’a été formulé à l’instance qui devait prendre la décision. Au contraire je me suis contenté de répondre aux questions, seulement à partir de l’entrevue et du curriculum vitae distribué aux membres de le PIM pour l’occasion. Ces informations n’ont jamais servies pour la prise de décision.

Lors de la PIM, un délégué a soulevé la question des problèmes antérieurs de David Simard dans le mouvement étudiant, ce dernier en ayant fait lui-même mention dans sont curriculum vitae. À cette mention, qui était d’ailleurs amenée de manière positive pour David Simard, j’ai affirmé qu’il avait été honnête et en avait fait mention dans son entrevue, j’ai d’ailleurs ajouté que dans son affirmation de vouloir s’améliorer il m’avait parut sincère. Jamais, à aucun moment de la PIM je n’ai attaqué ou fait de diffamation à l’encontre de David Simard, au contraire, mes commentaires à son égard étaient positifs. David Simard a d’ailleurs bénéficier d’un support considérable de la part de Rémi Daigle qui a vanté sa candidature au point qu’une déléguée en a fait la remarque, ce à quoi Rémi a répondu honnêtement que pour lui, David Simard était le meilleurs candidat. Mais où se cache donc la discrimination dont aurait été victime David Simard pendant la PIM?

Embauche précédente

Les plaignants font mention, dans leur texte, de l’embauche de Nicola comme webmestre en automne 2006. Le travail effectué par Félix-Antoine Pagé et David Simard à l’été 2007 est effectivement plus beau que celui de Nicola. Un webmestre et un infographiste réuni, ont réussi à faire mieux qu’un webmestre seul. Les plaignants affirment qu’il y aurait eu favoritisme dans l’embauche. Sur le comité d’embauche de l’époque, il y avait moi-même, Marianne DiCroce et Myriam Villeneuve. Au moment de prendre la décision de l’embauche, j’ai demandé à me retirer de la décision, précisément parce que je connaissais Nicola. C’est donc Marianne DiCroce et Myriam Villeneuve qui se sont occupées de la décision finale : ni l’une ni l’autre ne connaissant Nicola -je vous invite d’ailleurs à leur poser la question. Ensuite, pour le suivi du travail, j’ai demandé à ne pas être responsable de l’employé puisqu’il s’agissait d’un ami, l’exécutif m’a tout de même mandaté puisque j’habitais plus proche de chez Nicola, ce qui permettait une supervision plus rapide. Au bout d’un certain moment, j’ai demandé à ce qu’une autre personne prenne en charge Nicola puisque le fait qu’il s’agisse de mon ami pouvait jouer, selon moi, dans ma supervision. La tâche a donc été confiée à Christian Pépin qui devait assurer le suivi et la fin du travail de Nicola. Je vous invite d’ailleurs à confirmer avec les anciennes et anciens exécutantEs.

Dernières rectifications

Finalement, je me permets de revenir sur certains points de la plainte qui demandent, à mon avis, rectification. Tout d’abord, la PIM. Les déléguéEs sont éluEs en assemblée générale de modules et peuvent être, tout comme les exécutantEs de l’AFESH, destituéEs par leurs assemblées générales en tout temps. Ensuite, comme le souligne les plaignants, la PIM ne prend jamais de positions sur des principes ou autres, ceci revient à l’Assemblée Générale de l’AFESH. On aurait pu comprendre qu’il était impératif de consulter les assemblées générales si la PIM avait à prendre des positions sur des revendications ou des principes. La PIM sert généralement de courroie de transmission entre l’exécutif et les membres entre les Assemblées Générales de l’AFESH, elle prend aussi des décision concernant des détails sur le fonctionnement de l’AFESH, toutes ses décisions peuvent être renversées en Assemblée Générale de l’AFESH. Toutefois, si nous voulions que la PIM consulte ses membres avant chaque réunion il faudrait régler le problème des convocations. En effet, l’exécutif convoque, plus souvent qu’autrement, la PIM dans un délai de 7 jours et les documents sont souvent disponibles le soir même et pas avant. Comment consulter dans ces conditions? Comment tenir 18 assemblées générales modulaires en si peu de temps? Lorsqu’il s’agit de prendre des décisions en PIM, les déléguéEs font comme les membres de l’exécutif de l’AFESH en congrès de l’ASSÉ, ils et elles s’appuient sur les positions adoptées dans leurs assemblées générales de modules respectives et celles adoptées en Assemblée Générale de l’AFESH. D’ailleurs, en ce qui concerne la position politique des déléguées, il ne s’agit pas d’un argument ou d’une preuve que d’affirmer que « la PIM est connue pour être plus modéré ». Cela ressemble plus à un ragot de village « tous le monde sait que… » sans valeur rationnelle. Où sont donc les preuves et les arguments?

Tout au long de la plainte, il est suggéré que toutes les candidatures présentées à la PIM ne sont pas « militantes ». Pourtant, les trois candidatures retenues ont, sur leurs curriculum vitae, bel et bien souligné leurs expériences militantes, aucune qui ne soit plus ou moins radicale que l’autre. Chacune de ces candidatures est bien connue d’au moins une partie de la population militante, suffit de se renseigner autour de soi.

Enfin, les plaignants laissent sous-entendre l’existence d’un « réseau » des cycles supérieurs. Ce sous-entendu démontre une méconnaissance de la réalité des études aux cycles supérieurs, puisqu’une des raisons majeures de décrochage à ce niveau provient du problème de solitude. En effet, les étudiantEs aux cycles supérieurs sont, plus souvent qu’autrement, amenées à travailler sur leurs thèses ou mémoires à l’extérieur de l’université, le plus souvent à la maison, et même quelque fois à l’extérieur de la région. Une personnes aux cycles supérieures passe donc beaucoup moins de temps à l’UQAM et a donc moins l’occasion d’y créer un « réseau ». Ce raccourci est d’ailleurs utilisé pour faire de Marianne DiCroce, qui animait la PIM, une amie de Marie-Ève Quirion, ce qui est faux. Ces deux personnes se sont connues par la suite, après qu’on leur ait affirmé, dans la plainte, qu’elles étaient supposément amies. D’ailleurs, les plaignants, absents lors de la PIM, affirme que Marianne DiCroce, en tant qu’animatrice, aurait empêché l’exécutif de parler. Ce point est d’ailleurs démenti par les commentaires de Rémi Daigle ajoutés à la première version de la plainte. Pourquoi ces commentaires n’ont-ils pas été pris en compte? Rémi Daigle y souligne même qu’elle n’aurait pas agit illégalement, mais qu’elle aurait été stricte. Imaginez un peu, que l’animation n’ait pas été stricte selon les règles de la charte, peut-on se plaindre que l’animation suivait les règles lorsqu’on se plaint du processus? Les plaignants terminent en disant que la plénière de 15 minutes ne fut pas suffisante pour faire un choix. Il s’agit encore d’une erreur, puisque après cette plénière, un Huis Clos fut demandé -Huis Clos qui ne vient pas de moi d’ailleurs. Pendant ce Huis Clos donc, où n’étaient présentEs que les déléguéEs, les membres du comité d’embauche dont Rémi Daigle, et l’animation, la plénière fut reconduite et les débats et discussions purent reprendre. Donc en tout et partout les débats, contrairement à ce qui a été affirmé, auront durée plus que les 15 minutes suggérées.

Conclusion

En sommes, les plaignants affirment qu’ils furent victimes de discriminations et s’appuient sur des informations qui, à mon sens, sont incomplètes, sorties de leurs contextes ou tout simplement fausses. De plus, ils utilisent des courriels personnels envoyés à deux personnes seulement, et sous-entendent une large diffusion de ceux-ci pour appuyer leur plainte. Ils ne présentent que leur propre point de vue et celui de leurs proches ayant participé à la rédaction du texte. Vous avez maintenant, entre vos mains, ma perspective de ce qui s’est passé, et j’espère qu’elle servira à remettre les choses en contexte. Finalement, lorsqu’on se dit victime de diffamation, est-il nécessaire de répondre par la diffamation et ce, sur des listes courriels de plusieurs centaines de personnes?

dimanche 4 novembre 2007

Lettre de démission de la permanente politique

Par Marie-Ève, ancienne permanente politique

Aux membres de l’AFESH,

C’est avec regret que je remets ma démission du poste de permanente politique à l’AFESH, poste que je n’ai occupé que depuis le 22 octobre 2007. Ma démission est effective à partir du 2 novembre 2007. L’exaspération que je ressens par rapport aux attaques personnelles éhontées faites à mon égard par des candidats non retenus[1] influence inévitablement ma décision. Cependant, c’est en premier lieu devant les membres de l’AFESH que je suis redevable. Si je démissionne, c’est donc en raison des relations difficiles avec l’équipe de travail et de mon profond questionnement quant à la pertinence même du poste de permanence politique à l’AFESH. Avant d’exposer davantage les motifs de ma démission, je tiens à remercier chaleureusement les nombreux-ses membres de l’AFESH m’ayant manifesté leur soutien et leur appui, en particulier Alexandre Leduc et Geneviève Gariépy.

Indépendamment du dossier de l’embauche, il y a présentement des tensions tangibles au sein de l’AFESH. Le climat de déception généralisée par rapport aux perspectives de grève au plan national, mais aussi des mésententes, tant à l’externe (avec des membres de l’ASSÉ) qu’à l’interne (avec les membres de la PIM), semblent avoir rendu les membres de l’exécutif exténuéEs et dépitéEs. À titre de nouvelle employée, et fort consciente de ce contexte difficile, je me dois d’être indulgente. Mais ces considérations ne suffisent pas à accepter un climat de travail que je juge non seulement pénible, mais invivable.

Je déplore d’abord l’inconstance et l’inconséquence de l’exécutif. Par peur d’éventuelles représailles, la majorité des membres de l’exécutif se sont refuséEs à reconnaître mon embauche. J’ai donc commencé à travailler à l’AFESH sans l’appui collectif de l’équipe immédiate de travail, sans balise claire et sans discussion collective au sujet des attentes, besoins et projets. De plus, ma simple présence semble cristalliser les tensions.

On ne peut occulter les affinités et liens de proximité que certainEs membres de l’AFESH peuvent entretenir avec les personnes ayant posé leur candidature au poste de permanence politique. En ce sens, que plusieurs membres de l’équipe de travail auraient préféré l’embauche d’un autre candidat ne s’avère aucunement problématique. Ce que je considère cependant inconvenable, c’est d’ostraciser la personne embauchée en raison de déception individuelle liée au résultat du processus d’embauche. J’ai ressenti, à différents niveaux, de l’hostilité de la part de la majorité des membres de l’équipe de travail : être suspicieux-ses et remettre en question mes compétences ; m’instrumentaliser ; adopter des attitudes déplaisantes, voire méprisantes ; pratiquement ignorer ma présence à l’AFESH, etc. Je refuse désormais de travailler dans un tel climat de pression et de tension.

En plus de cette ambiance intolérable, l’absence de consensus à l’AFESH quant aux tâches à donner à la permanence politique pose problème. C’est d’ailleurs la permanente « généraliste » qui m’a exposé son malaise et son manque d’information sur la division des tâches qui devait être fait entre elle et moi. Cette situation rend la formation et la transmission des savoirs encore plus difficile. Il faut dire que c’est dans le contexte d’une éventuelle grève à l’automne que l’embaucher d’une nouvelle personne a été considérée comme une urgence.

Mais présentement, c’est la nature même du poste de permanence politique qui est selon moi à revoir. Pour faire suite à ma démission, je sollicite les membres de l’AFESH à requestionner l’embauche d’unE permanentE politique. Les membres de l’exécutif nécessitent certainement de l’aide supplémentaire. Mais pourquoi risquer de centraliser le pouvoir politique dans les mains d’une seule personne ? Les exécutantEs changent, mais les permanentEs restent. Ainsi, ce sont ces dernierEs qui accumulent l’expérience, les connaissances, les compétences techniques, les réseaux, les contacts, etc., ce qui a pour impact de fixer des normes, d’établir des modes de fonctionnement et bien sûr, de mettre le ou la permanentE en position d’autorité. Lorsqu’il est question de permanence politique ou militante, les risques de dérapage sont davantage élevés puisque cette personne a pour mandant de « former politiquement » les membres et de les conseiller.

Je crois donc qu’il serait intéressant d’envisager une autre formule, soit d’engager, sur une base ponctuelle, des personnes qui auront à travailler sur un projet particulier préalablement déterminé. Ceci permettrait d’aller chercher des expertises utiles dans des contextes donnés (exemple : production de matériel pendant une grève ; travail recherche sur un sujet d’actualité), mais surtout, cette formule éviterait la centralisation des pouvoirs. Nous revendiquons le droit à l’éducation gratuite, accessible et de qualité, alors le milieu étudiant doit être le premier à se réapproprier l’éducation, la formation, l’appropriation des outils… Les contractuels devraient avoir pour mandat de rendre accessible leur savoir et de donner une formation aux membres de l’AFESH, qu’il s’agisse de personnes ayant une expertise particulière en infographie, en archivage, en recherche ; d’excellentes connaissances des codes de procédures, des outils informatiques, des relations médiatiques, etc. Rendons accessible les connaissances militantes et décloisonnons le mouvement étudiant !

En somme, si le contexte actuel est difficile pour le mouvement étudiant, je crois plus que jamais en la nécessité de notre lutte. Les rapports de pouvoir sont omniprésents dans le milieu étudiant (par exemple, du sexisme, du racisme, de l’hétérosexisme, mais aussi de l’intimidation, de l’autoritarisme, de l’âgisme, de l’appropriation, de la centralisation, de l’ostracisme, des liens claniques, etc.). Il nous revient de démasquer ces rapports de domination afin d’arriver à les abolir et créer des relations basées sur la solidarité, la liberté et l’égalité. Mais aussi, il nous faut cesser les querelles claniques et infantiles afin de ne pas perdre de vue qu’ici et maintenant, nos droits sont saccagés, nos libertés perdues et plus que jamais, notre solidarité est nécessaire.



[1] Voir le Rapport d’enquête pour la contestation de la procédure d’embauche de David Simard et Sacha Desaultels, Lettre à l’assemblée et son amendement de Sacha Desaultels

samedi 3 novembre 2007

Propositions à Dave Simard

Par Philippe Gauvin, candidat défait au poste de permanent

Bonjour à vous!

C'est avec regret que je m'adresse à vous par le biais de ces listes dont le but n'est pas de mener à des polémiques intestines. Toutefois, l'envoi de certains textes sur ces listes de même que certains événements survenus dernièrement me poussent à le faire. J'espère que vous me pardonnerez...

D'abord, sur la question de l'embauche, on avait demandé mon appui dans les démarches entreprises pour la contestation du processus. Pour votre bénéfice, sachez que je suis la candidature autre sur laquelle la PIM a été invitée à se pencher. Vous trouverez en pièce jointe le texte que j'ai envoyé à l'AFESH à ce sujet la semaine dernière. Bien que je sois d'accord sur plusieurs points, je ne peux m'associer ni soutenir le texte diffusé cette semaine par Dave et Sacha. Pourquoi? Entre autres, parce que le processus mérite certainement d'être remis en question mais que les attaques envers les personnes, atteintes à la réputation, insinuations et intimidations de toute sorte m'apparaissent injustifiées et condamnables. Ce sont des pratiques qui semblent se multiplier sur plusieurs fronts à la fois. Présentement, des gens craignent pour leur intégrité physique, même des Camarades proches.

Ensuite, il est vrai que des "old timers" prennent beaucoup de place dans notre milieu. Il y en a deux en particulier qui jouissent d'une influence importante reposant sur plusieurs années de militantisme et un réseau de contacts étoffé mais qui ne sont plus aux études. Dans les deux cas, un certain leadership est assumé alors que d'autres personnes devraient actuellement prendre la relève. Les oppositions politiques et personnelles entre ces personnes retentissent largement dans notre mouvement . Des luttes périphériques sont menées actuellement et le conflit risque se généraliser rapidement. Tous les scénarios de lutte ouverte et de guerre intestine mènent à la catastrophe. Il faut que cela cesse immédiatemment faute de quoi les conséquences se feront sentir largement dans le mouvement étudiant montréalais à tout le moins, voire même dans tout le mouvement étudiant et le milieu militant en général. Arrêtons avant qu'il ne soit trop tard.

Je tends donc une perche pour éviter que les choses dégénèrent. Dans le milieu étroitement lié entre politique et relations interpersonnelles dans lequel nous évoluons, une crise telle qu'elle se pressent actuellement causerait des dommages irréparables auprès de multiples personnes et organisations. Sur la base du respect et de la confiance qu'il nous reste, des luttes menées en commun et de l'importance d'un mouvement social fort et capable de transformations considérables dans notre société, cessons les hostilités.

D'où les propositions que je soumets à Dave Simard. Les deux personnes évoquées précédemment ne sont autres que toi et moi. Pour éviter la castrophe, je propose que cessent immédiatement les intimidations, campagne de terreur et autres "Comité de Salut public". Cela ne peut que contribuer à un climat de méfiance, de haine et de peur clairement malsain dans notre mouvement. Puis, je propose que l'on cesse les pressions pour que la question de l'embauche soit réouverte. Si l'AG décide de le faire, ainsi sera-t-il. Ce n'est pas à nous d'être à l'origine d'une telle initiative. D'ailleurs, si la personne embauchée ne fait pas l'affaire, le contrat implique une période de probation. Minimalement, n'oublions pas que Marie-Ève est une Camarade, qu'elle a des qualifications qui peuvent lui permettre d'assumer le poste qu'elle a obtenu. Idéalement, j'irais même jusqu'à dire que l'on devrait carrément retirer nos candidatures, de sorte que des personnes de notre influence ne se trouvent pas dans une position de pouvoir qui favoriserait le maintien et l'élargissement des comprtements qui nous sont actuellement reprochés. Enfin, je te propose un pacte de retraite du mouvement étudiant, ce qui ne signifie pas de cesser de donner des coups de main de temps en temps ou de conseiller des gens qui feraient appel à nous. Le but serait surtout de ne plus influer indûment sur ce mouvement dont nous ne pouvons plus légitimement faire partie et de passer, d'un commun accord, à autre chose.

En espérant dénouer la crise,

Last call

Par Philippe Gauvin, candidat défait au poste de permanent

Rebonjour!

De nouvelles informations me poussent à insister. D'après mes informations, la démission d'une camarade est maintenant attribuable en bonne partie à "l'enquête" sur l'embauche de la permanence politique de l'AFESH. Je révise donc mes propositions à Dave Simard. Les anciennes tiennent toujours mais disons que maintenant, le retrait de nos candidatures en fait partie officiellement. J'ajouterai qu'il faudrait également que Sacha retire la sienne. De plus, la question de la retraite du mouvement étudiant impliquerait une absence de nos candidatures pour tout poste de permanence d'ici mars 2008 inclusivement. Enfin, quelques précisions. J'entends notamment par "influer indûment" tout coaching de membres d'exécutifs et de miltantes et militants sur la production de textes et de propositions tant au niveau local que national de même que toute rencontre "informelle" menant à de telles productions, comme à la veille d'un Congrès par exemple. Ce n'est plus notre rôle. Si nous avons bien formé la relève, elle saura se passer de nous...

Dave a jusqu'à demain 18h00 pour me répondre. S'en abstenir sera interprété comme un refus.

En espérant une réponse positive,

vendredi 2 novembre 2007

Mais qu'est-ce que l'AFESH?

Par Sacha Desautels

Lettre à l’assembléeen tant que candidat au poste de permanent politique pour une association politique et militante

Lors de la prochaine assemblée qui traitera du rapport du comité d’embauche, je serai là pour déposer mon c.v. J’estime que dans une association basée sur la démocratie directe de l’assemblée générale, les modalités d’embauche du poste de permanence politique ne devraient pas être passé sous huis clos.

Je suis désolé de vous apprendre que j’ai mal répondu aux questions du comité d’embauche. Si le comité d’embauche me posait de nouveau la question-titre de ce texte et première question d’entrevue, je ne répondrais plus que l’AFESH est une association militante qui respecte la démocratie directe de l’assemblée. Je dirais que la démocratie directe est sabotée par un pouvoir soit-disant représentatif qui se dissimule derrière des règles de procédure statutaires ou inventées et qui cherche à faire régresser la force militante de l’association.

J’affirme avoir obtenu des témoignages de délégué-e-s de PIM qu’on a approché pour parler des candidatures qui ont été présentées en PIM et des intentions de l’exécutif quant à l’embauche du poste de la permanence politique. Ce qui veut dire que le caractère privé de mon embauche n’a pas été respecté, c’est-à-dire que le huis clos décrété par le comité d’embauche avant la PIM n’a pas été respecté par les membres du comité d’embauche en conflit interne sur la priorité à donner aux exigences du poste. Puisque je n’avais pas été informé officiellement par ce comité d’embauche biaisé à savoir si j’avais été sélectionné et s’il y avait une campagne de promotion interne camouflée sous le huis clos, j’ai fait ma petite enquête et je puis affirmer aujourd’hui qu’il se passe quelque chose de croche dans cette organisation.

J’affirme que les huis clos n’ont jamais été respectés, car les camps qui se sont formés au sein du comité d’embauche ont laissés filtrer des informations dans leurs milieux proches et qu’on a organisé la PIM pour faire passer une candidate, proche d’un membre du comité d’embauche qui a favorisé la candidate dans la sélection et qui est aussi « coordonnateur de la PIM ». Ces huis clos sont donc immoraux et anti-démocratiques, car ils servent à neutraliser la contestation face aux magouilles en maintenant dans l’ignorance la masse des étudiant-e-s de l’AFESH.

Pour vous écrire cette lettre, il me fallait donc briser le mensonge des huis clos qui ont été instaurés pour cacher le détournement des mandats d’assemblée. Il est plus que temps de faire éclater au grand jour les vérités occultées qui auront tôt-fait de réduire à néant l’influence de certain-e-s qui détruisent la démocratie à l’intérieur de l’association par simple intérêt carriériste ou par motivation politique.

Cette lettre constitue l’étape préliminaire d’une plainte formelle et je demande que la lumière soit faite sur la question en levant officiellement tous les faux huis clos et en lançant une enquête interne indépendante et démocratique nommée par l’assemblée.

Je mets aussi en garde l’exécutif contre un éventuel laisser-faire, car il deviendrait alors complice par son inaction. S’il est vrai qu’actuellement l’exécutif doit obéir à la PIM, il est aussi vrai qu’il doit obéir à l’assemblée et si la PIM se permet de respecter d’une drôle de manière les mandats d’assemblée, alors l’exécutif peut aussi remettre la décision entre les mains de l’assemblée générale souveraine pour s’assurer qu’il ne commet pas l’erreur de cautionner les décisions d’une PIM manipulée.

jeudi 1 novembre 2007

Amendement à ma lettre à l’assemblée

Par Sacha Desautels

Ayant obtenu quelques commentaires au sujet de ma lettre, je crois bon de clarifier certains points.

Les accusations que je porte contre l’association demandent différents degrés de preuve. Certaines accusations, les plus fondamentales et les plus politiques, seront facilement démontrées si les huis clos sont levés. Elles sont au cœur de la discrimination dont je considère avoir été victime.

D’autres accusations, concernant la culture du secret et les manœuvres de petite politique d’individu-e-s réactionnaires, demandent des volumes de preuve impossible à atteindre principalement parce qu’il s’agit de témoignages de membres de l’association qui préfèrent garder leurs identités secrètes et aussi parce que ces manœuvres impliquent un jeu d’influence sur lequel l’application d’une enquête méthodologique relève d’une science inexacte dû à son caractère humain (les sciences humaines). Je ne crois pas que l’association puisse se permettre d’engager une batterie d’expert en psycho-sociologie de la communication et en relation organisationnelle, en plus d’obliger ses membres à témoigner devant un comité. Ces autres accusations reposent non pas sur des preuves, mais des indices qui viennent appuyer les premières accusations prouvées d’ordre éthico-politique.

Les accusations portées spécifiquement contre la PIM et ses déléguées ne sont pas dirigées contre l’intelligence de celles et ceux-ci, mais contre leur orientation morale et politique. C’est en regard de cette orientation que je parle de manipulation et d’organisation (y compris le manque d’organisation). L’expérience que j’ai de ce genre d’organisation, m’a appris plusieurs choses sur les techniques d’organisation interne et sur la logique des intérêts convergents qui sont à l’œuvre dans ces organisations. Nul besoin d’une organisation informelle centralisée (bien que cela aide) pour organiser ou manipuler un groupe. Cependant, comme la science humaine est toujours considérée comme inexacte selon la définition empirique de la preuve scientifique pure, les preuves que je peux amasser, quand bien même elle resteraient sous le couvert de l’anonymat, ne sont actuellement considérées que comme des indices.

Quiconque voudrait en discuter avec moi n’a qu’à me contacter. Il me fera plaisir d’informer le maximum de membre de l’association. Je puis aussi vous informer que j’en suis à la rédaction d’un rapport d’enquête sur la situation qui sera présenté en assemblée et qui aura le temps de circuler d’ici là.

Les accusations qui pourraient être portées contre moi dû à ma proximité personnelle envers l’actuelle secrétaire permanente ou envers d’autres candidatures refusées sont justifiées et j’assume, contrairement à d’autres hypocrites, ma subjectivité. Je crois d’ailleurs que c’est en prenant conscience de sa subjectivité que l’on peut prendre le recul nécessaire pour atteindre un minimum d’objectivité. Cependant, porter ces accusations ne servent qu’à refuser le débat politique dans l’association et le maintient du huis clos sert aussi à empêcher que le débat se dépersonnalise. Ce qui est encore une autre bassesse de la petite politique réactionnaire. Enfin, je ne prétends pas occulter les intérêts personnels et l’éthique des moyens, je le répète, mais je condamne toute tentative de n’en faire qu’un débat personnel.

Lettre de plainte de Philippe Gauvin

Par Philippe Gauvin, candidat défait au poste de permanent politique

Bonjour à vous!

Je vous écris car je ressens encore une profonde frustration quant au processus d’embauche pour la permanence politique de l’AFESH. Il y a évidemment la déception de n’avoir pas été choisi, avec laquelle je saurais composer normalement. Seulement voilà : d’après les échos que j’en ai eus, la PIM a mal jugé ma candidature. En effet, il semblerait que celle-ci ait conclu de ma lettre de présentation et de mon CV que je ne connaissais rien au montage ni à la production de matériel d’informations. Pourtant, il n’était écrit nulle part que je ne connaissais pas quark express, logiciel avec lequel je me suis familiarisé en 2004-2005 en préparant une proportion importante du matériel d’information pour la campagne de grève… De plus, un second facteur aurait eu un impact considérable : être militant ou militante. Il semblerait que la PIM ait préféré sélectionner une personne parce ce qu’elle était moins militante (ce qui est faux par ailleurs). Notons qu’une telle considération frôle la discrimination politique.

Je ne sais comment vous exprimer ce que je ressens sinon par un profond sentiment d’injustice et d’impuissance. Qui sait, il s’est peut-être produit des événements similaires pour d’autres candidatures? Il y aurait eu une façon d’éviter une telle chose : un questionnaire d’embauche adéquat. Ce n’est pas que les questions posées n’étaient pas pertinentes mais elles étaient insuffisantes pour bien cerner si les candidatures correspondaient bel et bien aux exigences demandées. De plus, rien ne nous permettait d’expliciter nos expériences, en quoi elles pourraient être pertinentes dans l’accomplissement de nos tâches, comment on entrevoyait le poste, etc. Ce sont des choses qui auraient pu faire parler des CVs qui ne peuvent malheureusement pas répondre aux questions de la PIM.

Il semble être trop tard maintenant pour remédier à cette situation. Pourtant, il y aurait des moyens d’y remédier pour l’avenir. D’abord, en ne remettant plus jamais un processus d’embauche entre les mains de la PIM car ses intérêts ne sont pas les mêmes que ceux des membres ou de l’exécutif. C’est d’ailleurs pourquoi ses pouvoirs sont si restreints. Ensuite, en ayant des modèles de questionnaires d’entrevues qui pourraient servir dans le futur. C’est évident que si on n’a pas d’expérience pour mener des entrevues, on ne sache pas trop par où commencer. Enfin, tâchez de prendre des mesures pour l’avenir car placer des êtres humains dans ce type de situation (des candidatures mal évaluées, une personne embauchée qui doit composer avec des remises en question de son embauche, etc), ce n’est clairement pas l’idéal…